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Salles blanches

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Depuis la parution de la norme NF EN ISO 14644-1 en 1999, le terme de salle blanche a été remplacé par le terme de salle propre même si l'expression salle blanche est encore usitée oralement, voire par écrit. Rappelons la définition d'une salle propre suivant la norme NF EN ISO 14 644-1 : Salle dans laquelle la concentration de particules en suspension dans l'air est maîtrisée et qui est construite et utilisée de façon à minimiser l'introduction, la production et la rétention de particules à l'intérieur de la pièce et, dans laquelle d'autres paramètres pertinents tels que la température, l'humidité et la pression sont maîtrisés comme il convient.

En 1955, la situation est claire: il est nécessaire d'imaginer de nouvelles méthodes de production hors poussières. L'US Air Force s'attaque au problème en s'assurant la collaboration de la Sandia Corporation. Cette firme est un sous-traitant de l'atomic energy commission et elle est chargée du développement de l'arme atomique dans ses parties non nucléaires. Elle reçoit la mission d'imaginer et de construire des unités qui permettront la production hors poussières. Des efforts de développement intéressent différents domaines: filtres à haute efficacité, moyens de mesurage des aérosols, construction de murs filtrants. Si bien qu'en 1960 la première salle blanche à écoulement laminaire mur-mur est inaugurée par la Sandia Corporation. Parallèlement on apprend à mieux maîtriser le paramètre poussière dans les salles blanches classiques à écoulement turbulent.

Toutefois parmi tous les paramètres de construction et de fonctionnement d'une salle propre (salle blanche), c'est le risque poussière qui a été l'objet des évolutions les plus significatives, et c'est pourquoi la suite de ce texte sera centrée sur ce paramètre.

Le Technical Order 00-25 sera refondu en 1963 et finira par être une adaptation du Federal Standard 209 aux besoins de l'US Air Force (voir la version de Novembre 1969 par exemple). Le TO 00-25 donne également de nombreux détails sur la conception des salles blanches et sur la manière de bien les utiliser. On retrouvera le fruit de ces efforts dans l'ISO 14644-4 Construction, conception et mise en fonctionnement des salles propres.

- C est la concentration en nombre par pied cube des particules de taille supérieure au diamètre d exprimé en µm, dans la salle blanche.

- C est la concentration en nombre par m3 des particules de taille supérieure au diamètre d exprimé en µm, dans la salle blanche.

Ainsi naît, en 1961, un premier standard destiné à l'armée de l'air américaine: le TO-00-25-203 Standards and guidelines for the design & operation of clean rooms and supplemental devices. Il propose 4 classes de propreté croissante pour les salles blanches, qui sont définies par des limites de concentration à ne pas dépasser.

Les salles propres (salles blanches), du Federal Standard aux normes ISO.

Dans la version 209A, on mentionne la biocontamination (paragraphe 4-10) des salles blanches en proposant de s'en préoccuper si cela est approprié. La 209B sera plus précise en demandant que l'on mesure la biocontamination de l'air, si cela s'avère pertinent. Mais ce souci de prendre en compte la biocontamination de l'air disparaît dans les versions ultérieures. En effet, la NASA, déjà utilisatrice du Federal standard, a pris en charge ce problème dans le contexte de ses vols interplanétaires. Elle publiera, en Août 1967, deux textes de base :.

Le principe du mesurage optique des aérosols avait été décrit en physique des aérosols avant la seconde guerre mondiale. Le développement d'un compteur, capable de compter une à une des poussières, se heurtait à des difficultés théoriques et technologiques. Néanmoins, vers 1955, la firme Royco présente ses premiers prototypes. Les premiers compteurs commercialisés (électronique à lampes) étaient volumineux (une armoire) et lourds (plus de 100 Kg), mais ils vont permettre à l'US Air Force de mesurer ce que l'on pouvait trouver dans les salles blanches de l'époque.

Lire la suite : Historique des salles blanches et normalisation


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