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Une note apparaît qui dit que les comptages inférieurs à 10 particules/pied cube ne doivent pas être retenus, sauf si on prélève un grand nombre d'échantillons. C'est la première apparition de considérations liées à la statistique de comptage. En effet, comme les particules passent dans la cellule de mesure suivant des intervalles de temps distribués suivant une loi de Poisson, un comptage n est affecté d'une incertitude statistique Ön.
Mais il restait un problème pratique dans le cas des classes ISO 1 à 4. En effet, la nécessité de compter au moins 20 particules par échantillon mène à des temps de prélèvement parfois excessivement longs. Le Federal Standard 209E et sa traduction dans l'annexe F de l'ISO 14644-1 propose une solution originale: l'échantillonnage progressif. C'est une méthode statistique, plutôt raffinée, qui a été mise au point et utilisée, à partir de 1940, par l'armée américaine pour des contrôles de qualité des composants de matériel militaire. Elle a été adaptée au cas des comptages arrivant à des temps aléatoires par D.W. Cooper, et proposée dans un article d'octobre 1990 du journal of the institute of environmental science. En simplifiant, on dispose de tables qui donnent, pour un empoussiérage égal à la limite de classe, les temps minimal et maximal dans la plage desquels on doit observer le comptage cumulé n (n compris entre 1 et 20). Si le comptage réellement observé sort de ces limites, on peut donc conclure avant d'avoir prélevé 20 particules.
Pour tenir compte de cela, à titre d'exemple, la firme Royco suggère dès 1966 de se limiter à une erreur statistique maximale de 10% sur chaque échantillon; ce qui veut dire recueillir un comptage d'au moins 100. Pour des salles très propres, même avec des compteurs prélevant.
- on sait prendre en compte les erreurs statistiques de comptage, mais les erreurs purement expérimentales (par exemple : les pertes dans les tuyaux de prélèvement) sont difficiles à estimer, ce qui fragilise beaucoup l'exercice de comparaison des résultats expérimentaux aux valeurs limites de la classification. Ces problèmes sont traités dans les versions D et E, puis sont repris et développés dans l'ISO 14644-1 et 3.
Du côté des conditions de mesurage des poussières, en supposant que les compteurs sont correctement étalonnés et que leur rendement de comptage au dessous de 1 µm est connu (pour corriger les résultats expérimentaux), il reste à effectuer un prélèvement représentatif et à le transporter avec un minimum de pertes vers la cellule optique. Ces problèmes ayant été largement traités en physique des aérosols, on donne, dans ISO 14644-3, les règles à appliquer pour prélever et transporter - B-1-3-, et on renvoit au Federal Standard 209E pour les formules de correction à utiliser (voir également article de Bernard THAVEAU, revue Salles propres & maîtrise de la contamination - dossier : Mesurage des contaminants, les outils et les méthodes - article : Compteur optique de particules, Les précautions à prendre).
Lire la suite : Historique des salles blanches et normalisation
6.3.8. Comptage particulaire dans l'isolateur.
Lire la suite : Guide Les isolateurs - Qualifications
Dans le contexte du projet Laser MégaJoule (LMJ), l´objectif de cette thèse était l´étude de la pollution particulaire déposée sur un composant optique d´une chaîne laser de puissance. L´intérêt de ce travail était de déterminer l´influence de la pollution dans le processus d´endommagement des composants optiques sous un rayonnement laser intense. Pour cela, nous avons mis en oeuvre deux types d´approches : l´une consacrée à l´étude in situ des particules recueillies dans le prototype du LMJ, la Ligne d´Intégration Laser (LIL) et l´autre reposant sur des particules modèles. Ces deux approches menées parallèlement ont permis de caractériser la pollution particulaire et d´analyser son influence sur l´état de surface des composants optiques soumis à un flux laser intense. Nous avons également étudié le phénomène d´enlèvement des particules de surfaces représentatives des composants optiques transmissif de la LIL sous le rayonnement laser. Bien que les fluences du faisceau de la LIL soient élevées, cet enlèvement de particules est souvent incomplet. Nous avons donc proposé un protocole pour éliminer de façon nette la particule sans fragiliser le substrat.
Lire la suite : ASPEC - ASsociation pourla Prévention et l'Etude de la Contamination
Autres contrôles : Cas particulier de la répartition aseptique (BPF) : Boîtes de sédimentation ouvertes, Contrôles particulaires continus (monitoring particulaire).
Lire la suite : Biocontamination des environnements maîtrisés : De la stratégie d'échantillonnage à l'interprétation des résultats
La propreté particulaire de l´air : classification et aspects statistiques, maîtrise par l´écoulement laminaire.
Lire la suite : Métrologie des salles propres et environnements maîtrisés apparentés
15.2. Exemple de sas classique, pour activités à risque particulaire.
Lire la suite : Guide Conception, réalisation et utilisation des SAS pour salles propres et environnements maîtrisés apparentés
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